Voyages en terre des hommes

Migraines, l’autohypnose comme traitement ?

Migraines, l’autohypnose comme traitement ?
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La migraine c’est quoi ?

La migraine est à distinguer des maux de tête en ce sens qu’elle est insupportable. Physiquement, c’est la dilatation des vaisseaux sanguins de la région cérébrale qui provoque les douleurs. Le mal est conscrit dans une partie de la tête. Une douleur pulsatile irradie bien souvent de la base du cou à l’avant du front. Ce mal est très facile à diagnostiquer, mais très difficile à soigner parce que les causes en sont plurielles et ardues à isoler. Le manque de sommeil, la déshydratation, le chocolat, le stress, les produits laitiers… tout y passe sans vraiment réussir jamais à trouver le ou les éléments déclencheurs. Les troubles sont certainement liés également à des « moments », saisons, périodes de la vie, cycles… Une migraine peut durer quatre heures, mais aussi quatre jours. Dans ces cas extrêmes, le malade peut avoir des envies de « se jeter par la fenêtre » tellement la douleur est aigüe. Imaginez votre tête ouverte en deux, votre cerveau à vif. La douleur est semblable aux actions combinées d’une scie agrémentée de morceaux de verre besognant de long en large et d’un marteau-pilon très lourd. Ainsi, il est important, au-delà de l’étude des phénomènes déclencheurs, de trouver des solutions afin de ne pas laisser ce mal devenir un véritable handicap.

La migraine, un handicap peu reconnu

Être migraineux, c’est ne pas savoir si l’on pourra tenir la journée de travail sans rentrer chez soi, c’est ne jamais vraiment être certain de pouvoir participer à une fête d’anniversaire, un réveillon, ou une réunion associative. C’est aussi beaucoup de week-ends perdus. Bien souvent les crises arrivent en fin de semaine. La migraine apporte une note de plus d’incertitude dans la vie de ceux qui en sont touchés. Pourquoi ? Parce qu’elle survient sans prévenir, en une dizaine de minutes, le sujet passe d’une attitude très active à une impossibilité partielle, voire souvent totale, de faire quoi que ce soit, et ce, avec une intolérance forte au bruit et à la lumière. Les migraineux peuvent donc être considérés, à tort,  comme fainéants, versatiles et douillets, ayant toujours « un pet de travers ». En fait, ce serait plutôt l’inverse. De nombreux exemples montrent qu’on peut être migraineux et très créatif. Quelques proverbes bien sentis « Plus grosse la tête, plus forte la migraine. »   [Proverbe serbe] « Les réducteurs de têtes prétendent soulager la migraine. »   [Roland Topor] « Ces migraines ne méritent pas l’inquiétude que vous en avez ; c’est le seul tribut que mon tempérament paie à la nature » Lett. à M. d’Aubigné, 25 juin 1682 [Maintenon] « Le maréchal de Noailles s’écrie dolemment qu’il a une migraine à mourir » [Saint-Simon] « La migraine qui broie la tête, rend fou, égare les idées et disperse la mémoire ainsi qu’une poussière au vent, la migraine m’avait saisi. Pendant dix heures, j’ai dû endurer le supplice contre lequel il n’est point de remèdes ». Contes fantastiques. [Guy de Maupassant] Quelques célèbres migraineux Hippocrate (377 avant J.-C.) Blaise Pascal (1623-1662) Voltaire (1664-1778) Alfred de Vigny (1797-1863) Victor Hugo (1802-1885) George Sand (1804-1876) Frédéric Chopin (1810-1849) Lewis Carroll (1832-1898) Guy de Maupassant (1850-1893) Sigmund Freud (1856-1939) André Gide (1869-1951)

Vivre avec ses migraines

Pour rester inséré dans la vie active et sociale, le migraineux doit développer une capacité de travail susceptible de compenser les phases où son corps l’arrête. D’autant plus que les crises fatiguent énormément l’organisme. Il doit équilibrer un certain manque de fiabilité du à la maladie par une présence sans failles lors de ses périodes de bien-être. Le malade doit aussi apprendre à écouter ses symptômes pour ne pas constamment se battre contre la migraine, mais apprendre à l’écouter.

Écouter ses migraines

Les crises nous donnent des indications sur notre état général si l’on veut bien considérer les symptômes comme des signes et non des fatalités. L’être humain est un organisme complexe dont le bien-être réside dans l’équilibre entre la chair (le corps), l’esprit et l’énergie. Si l’un de ces éléments vient à être déséquilibré, les autres tenteront de compenser ou bien se laisseront entraîner dans le déséquilibre. Beaucoup de maladies peuvent trouver des réponses dans cette analyse ouverte de la médecine englobant bien entendu l’allopathie comme l’un des remèdes, mais pas le seul. Concrètement, la migraine arrête le corps pour le laisser inactif.

Que cela veut-il dire sur nos rythmes de vie, nos fonctionnements ?

Et si les migraines n’étaient pas une maladie, mais une alerte naturelle? Les crises peuvent être en partie des réponses du psychisme somatisées, exprimées par le corps. Ces troubles psychiques peuvent être divers, ponctuels ou bien ancrés dans les familles mêmes. La psychogénéalogie peut donner certaines réponses à des possibilités non explorées jusque-là. Bien entendu la psychologie est importante, ne serait-ce qu’au niveau de la réduction consciente du stress.

Les médicaments antimigraineux, une solution ?

Les drogues permettent de soulager les crises en réduisant notamment les vaisseaux sanguins. Les triptans sont connus des migraineux pour leur efficacité. Cependant, la prise répétée de ces médicaments n’est pas sans effets sur l’organisme, ni d’ailleurs sur un certain phénomène de dépendance psychologique. Horreur lors d’un voyage si l’on se rend compte que l’on n’a pas les précieux cachets. Ils sont impossibles à obtenir sans ordonnance. Il faut savoir que cette peur même d’avoir une crise de migraine peut, par effet anxiogène, provoquer une crise…

Vers une réflexion d’équilibre

Ainsi, il est intéressant de se tourner vers des méthodes permettant une troisième voie. Considérer ses migraines, les écouter, ouvre à une certaine pacification due à une acceptation de celles-ci comme faisant partie de nous-mêmes. C’est déjà un premier bon point. Ensuite, s’interroger sur son équilibre général permet bien souvent de réduire le nombre de crises et d’en réduire la force, donc l’impact… sur l’équilibre général. La troisième voie proposée intervient dans la compréhension de la migraine comme fusible d’un équilibre en danger. Si la migraine est la manière dont l’inconscient fait comprendre au conscient qu’il y a une nécessité de re-équilibre, nous pouvons donc agir sur cette expression.

La reprogrammation mentale

Elle permet d’agir avant la crise, de la dérouter en quelque sorte. Concrètement, il s’agit de reconnaître la nécessité de re-équilibrage, tout en « négociant » grâce à l’hypnose, une façon différente d’exprimer ce déséquilibre. Ceci afin de ne pas handicaper le malade. En clair, plutôt que d’avoir des migraines, on peut exprimer son déséquilibre interne par un autre symptôme choisi, une soif extrême par exemple (inextinguible et reconnaissable par un certain goût). Ceci permet une reconnaissance immédiate du symptôme. La soif n’est pas handicapante. L’inconscient garde donc son rôle d’alarme, mais on reprogramme la sonnerie de l’alarme en quelque sorte. Ceci est une sorte d’accord passé entre le conscient et l’inconscient. La nature revient toujours à son fonctionnement initial, donc il est indispensable de considérer le signal. Si le signal (la soif) n’est pas considéré comme une alerte, le corps reprendra son fonctionnement premier, à savoir la crise de migraine, qui pourra être plus forte, étant donné la latence accordée à l’avertissement non handicapant (la soif).

L’hypnose et l’autohypnose comme alternative

L’hypnose est un phénomène naturel, c’est un état modifié de conscience, comme quand vous vous endormez ou rêvassez. Cet état permet de faire dialoguer différentes couches du psychisme, comme le conscient et l’inconscient si l’on part sur le théories freudiennes. L’autohypnose est de l’hypnose faite par soi-même sur soi-même, elle permet de faire des « reset », de remettre les pendules à l’heure de son équilibre. Une bonne connaissance de soi est importante pour maîtriser et optimiser cette pratique.

Les médecines douces

D’autres thérapies antidouleur fonctionnent bien : L’Acupuncture, la phytothérapie, l’homéopathie peuvent aussi avoir des effets bénéfiques. À chacun de trouver les remèdes les mieux adaptés. La migraine est une maladie personnelle, il n’y a pas une migraine, il en existe d’autant de sorte que de migraineux.

Les autres phénomènes du même type

La méthode présentée ici peut aussi fonctionner en prévention pour d’autres troubles, comme les lombalgies, le mal de dos ou lumbago, les maladies de peau comme l’eczéma, certaines phobies.

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